Six semaines avec le drone longue endurance Boréal pour les services de l’État en Guyane
D’octobre à novembre 2023, la préfecture de Guyane a expérimenté un drone de longue endurance pour ses missions de surveillance : le Boréal, un appareil à voilure fixe lancé par catapulte, développé par Boréal SAS et équipé par M3 Systems d’une charge utile d’observation. Sentinel a assuré l’opération de l’appareil pendant toute la campagne, depuis la base du service d’incendie et de secours de Mana.

Des usagers très différents
La même machine a servi, tour à tour, à l’action de l’État en mer, à la police de l’environnement, à la police aux frontières, aux sapeurs-pompiers et au Centre spatial. Le 16 octobre, un vol de nuit au-dessus de Saint-Laurent-du-Maroni avec la police aux frontières a montré ce qu’apporte une caméra thermique embarquée sur plusieurs heures de vol. Le 31 octobre, une mission maritime a couvert le littoral ; le 8 novembre, un vol a été réalisé pour le CNES.
Trois télépilotes de Sentinel se sont relayés sur la campagne. Le compte rendu général remis en décembre aux constructeurs détaille les points forts et les limites de la charge utile : qualité du zoom en bout de course, intérêt d’un télémètre, besoin d’un suivi géographique des cibles et d’une cartographie en incrustation. Ces retours ont alimenté la version suivante du système.
Pourquoi un drone catapulté
Un multirotor vole trente à quarante minutes ; un appareil à voilure fixe de cette classe tient plusieurs heures et couvre des dizaines de kilomètres de côte ou de fleuve en un seul vol. En Guyane, où les distances sont longues et les accès rares, c’est ce qui change l’usage : on ne se déplace plus sur zone, on observe depuis une base.
M3 Systems a publié un retour sur cette campagne en janvier 2024, et l’Office français de la biodiversité a consacré un article aux missions réalisées avec la police de l’environnement.