Ombrages : 162 centrales en toiture modélisées en 3D en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane
Sur une centrale photovoltaïque en toiture, un arbre qui a poussé, un bâtiment voisin ou un poteau peuvent retirer une part de la production. Pour chiffrer ces pertes, Systeko, qui installe et entretient des centrales en toiture aux Antilles et en Guyane, simule le productible de chacune dans le logiciel PVsyst. Il lui faut pour cela une maquette 3D de la toiture et de ses abords, et des photos qui montrent la cause de chaque ombre.
La demande a d’abord porté sur une trentaine de sites en Martinique, en février 2025. La liste retenue au printemps en comptait 162 : 118 en Martinique, 33 en Guadeloupe et 11 en Guyane. On y trouve 61 villas, mais aussi des hangars, des églises, des garages, des restaurants et des immeubles.

Un cercle de 100 mètres autour de chaque toiture
Pour chaque centrale, nous avons tracé autour du point GPS fourni par l’installateur un cercle de 100 m de rayon, chargé dans le drone comme zone d’acquisition. Le drone y prend les images qui servent à calculer le modèle 3D, puis quatre photos sous quatre angles distincts. L’installateur souhaitait plus de précision dans les 50 premiers mètres ; au-delà, la définition courante suffisait.
Les vols ont commencé en Guyane la semaine du 12 mai. Une équipe partie de Martinique a enchaîné avec la Guadeloupe : le 23 mai, les 33 centrales de l’île étaient livrées. Les 118 centrales de Martinique ont été levées à partir du 15 mai.
Un point d’avancement chaque semaine
Chaque fin de semaine, l’installateur recevait l’état de la mission : 12 centrales livrées le 17 mai, 70 le 23 mai, 98 le 30 mai, date à laquelle la Guyane était terminée, 134 le 7 juin et 153 le 14 juin. Les 162 ont été livrées le 19 juin, dans les délais convenus. Les données étaient versées au fil de l’eau sur un espace partagé, avec un tableau de suivi par territoire.
Un modèle léger, des photos parlantes
Le livrable est pensé pour être utilisé tel quel. Le modèle 3D, exporté au format 3DS, est volontairement simplifié : il doit s’ouvrir dans le logiciel de simulation, et l’équipe de l’installateur l’allège encore sous Blender avant de l’importer dans PVsyst. Les quatre photos obliques servent à identifier l’origine de chaque ombre ; demandées à 2 Mo, elles ont été livrées sous 3 Mo en moyenne pour garder leurs détails. Le 23 mai, à la demande d’un partenaire de l’installateur, nous avons produit un modèle d’essai qui ne conservait que les volumes situés au-dessus des toitures, sans les voitures ; le format initial a été maintenu.
Ce que le terrain a demandé
Voler au-dessus de 162 propriétés occupées suppose de prévenir chacune. Les occupants étaient informés par l’installateur, puis nos télépilotes les appelaient pour fixer l’heure du passage ; un rendez-vous manqué impose de déposer une nouvelle demande de vol. Les listes ont aussi été recoupées avec nos levés antérieurs : les coordonnées d’une centrale ont été corrigées d’après le plan livré lors de son métrage, et un site déjà modélisé, présent dans deux commandes, n’a été traité qu’une fois.
Une deuxième commande avant la fin de la première
Le 13 juin, six jours avant la dernière livraison, l’installateur a commandé un deuxième lot, arrêté le 18 juin à 61 centrales en Martinique et en Guyane, sur le même cahier des charges. Il s’agissait de simuler la production de chaque centrale avant et après la coupe de la végétation qui l’ombrage.


