34 centrales en toiture thermographiées en deux semaines en Martinique et en Guyane
Un module photovoltaïque qui chauffe anormalement signale souvent un défaut : cellule fissurée, diode défaillante, boîte de jonction qui s’échauffe, salissures. Vue du ciel, une caméra thermique fait ressortir ces points chauds sur toute une toiture. En juin 2026, Systeko, qui installe et entretient des centrales en toiture aux Antilles et en Guyane, nous a confié la thermographie de 33 de ses centrales, 31 en Martinique et 2 en Guyane, au titre de leur maintenance préventive annuelle ; une 34e s’y est ajoutée en cours de mission.

Deux livrables pour chaque vol
Chaque centrale donne lieu à deux livraisons. La première suit le cahier des charges de l’installateur : des photos d’ensemble prises entre 10 et 40 m de hauteur, pour vérifier les sources d’ombrage, l’encrassement, les modules cassés, les équipements de sécurité et l’état de la couverture, et des vues thermiques d’ensemble où les points chauds se distinguent nettement. Aucune analyse n’est demandée au télépilote. La seconde alimente Sitemark, la plateforme d’analyse thermographique utilisée par l’installateur, qui fixe ses propres exigences de résolution au sol ; les centrales y avaient été créées à l’avance, et leurs plans de calepinage nous avaient été transmis.
Des tournées de quatre sites, du nord au sud
Au bureau, les 31 centrales de Martinique ont été regroupées par lots de quatre sites voisins au plus, classés du nord au sud, pour que chaque journée enchaîne des toitures proches. Les plans de vol, préparés à l’avance, étaient ajustés sur place : surface cible, suivi du relief si besoin. Les acquisitions ont commencé le 10 juin à Basse-Pointe, Ajoupa-Bouillon, Le Lorrain et Ducos, et se sont achevées le 23 juin. Les deux centrales de Guyane, à Cayenne et à Matoury, ont été levées le 15 juin. En tout : huit journées d’acquisition, jusqu’à six centrales par jour, dans 17 communes.
Une ligne haute tension à Ducos
À Ducos, l’installateur a ajouté en cours de mission un modèle 3D d’un hangar déjà au programme, puis le survol d’une centrale voisine. Les deux toitures longent une ligne haute tension : le 16 juin, le drone a dû voler plus haut que prévu, et la résolution exigée par la plateforme d’analyse n’était pas atteinte. Le modèle 3D a été livré le jour même ; pour les thermographies, nous sommes retournés sur place le 23 juin afin de reprendre les acquisitions dans les conditions demandées.
Des toitures déjà connues
Seize des 34 centrales avaient été levées par nos soins avant leur installation, entre janvier 2020 et octobre 2023, pour préparer leur calepinage : une villa du Lorrain en octobre 2023, l’église évangélique d’Ajoupa-Bouillon en 2022, un hangar de Basse-Pointe en janvier 2021. À Sainte-Marie, nous avions déjà levé en septembre 2023 un hangar du site où se trouvent deux des centrales thermographiées. Pour ces toitures, l’installateur dispose désormais de deux états : avant la pose, puis en exploitation.
Livraison
La mission a été close le 24 juin, dans la semaine visée au départ. Les photos et les thermographies destinées à l’installateur sont classées par site et par date ; le tableau de suivi indique, pour chaque centrale, le jour du passage du drone et l’état des deux livraisons. Une centrale dont la position était erronée dans la base de l’installateur a été signalée et corrigée avant sa mise en ligne.


