Heron Building, Paris : 4 046 photos de façades et de toiture repérées sur une maquette 3D
Le 29 septembre 2026, nous avons photographié par drone les quatre façades et la toiture du Heron Building, immeuble de bureaux de vingt niveaux (du rez-de-chaussée au R+19) de l’avenue du Maine, dans le 14e arrondissement de Paris. La mission a produit 4 046 photos. Le client voulait y relever lui-même les désordres, avec une équipe dont les membres ne sont pas des spécialistes de l’image drone.
Chaque photo à sa place sur le bâtiment
Quatre mille photos de façade se ressemblent : sans repère, impossible de dire à quel étage et à quelle travée se trouve une fissure. Nous avons donc livré une interface web d’inspection dans laquelle chaque photo est positionnée sur une maquette 3D de l’immeuble. Un clic sur la maquette affiche les photos prises à cet endroit, et une photo peut être projetée sur la façade pour vérifier ce qu’elle couvre.

Le bâtiment est découpé en cinq zones : les quatre façades et la toiture. Sur les façades, une photo est repérée par son niveau et par ses travées de 1,70 m, 29 sur les grandes façades et 11 sur les petites. La toiture est quadrillée en carrés de 3 m, repérés par une lettre de A à S et un chiffre de 1 à 8. Un désordre est ainsi situé à un mètre près environ.

Un relevé à plusieurs, sans doublon
L’outil propose un parcours zone par zone. Une photo affichée plus d’une seconde est comptée comme examinée et la partie correspondante de la maquette se colore en bleu : chacun voit ce qui reste à regarder, et l’équipe peut se répartir les zones. Pour signaler un désordre, on le trace sur la photo par un cadre, une ligne, un point ou un contour, on choisit son type et sa gravité, puis on ajoute une observation.
Quatre niveaux de gravité sont proposés : mineur, à surveiller ; modéré, réparation à programmer ; important, à traiter dans les prochains mois ; urgent, risque pour les personnes, à signaler immédiatement. Les types reprennent ce que montre ce bâtiment : armatures rouillées, étanchéité dégradée, fissures, évacuations bouchées, corrosion métallique, déchets en toiture, salissures et mousses.
Chaque relevé est signé par son auteur et enregistré sur un serveur partagé par toute l’équipe ; les modifications et les suppressions restent tracées. En cas de coupure du réseau, les saisies attendent dans le navigateur et partent au retour de la connexion.
Ce que reçoit le client
En fin de relevé, l’outil produit un rapport imprimable en PDF : page de garde, synthèse, élévations des façades, plan de toiture et une fiche par désordre avec sa photo. Les mêmes données s’exportent en tableau CSV et en GeoJSON pour un SIG. Une vue en plan, sur fond IGN ou photo aérienne, montre aussi la position du drone à chaque prise de vue.

La même logique sert sur les ouvrages que nous inspectons au Brésil, où chaque anomalie relevée sur les parements des barrages est cartographiée sur Sentinel Cloud.






