Inventorier les arbres d’une parcelle entièrement boisée, par LiDAR et photogrammétrie, à Fort-de-France
Avant d’aménager une parcelle, un aménageur de Fort-de-France devait connaître les arbres qui s’y trouvaient : combien, où, de quelle taille. Le terrain, 1,8 hectare entre l’étang Z’Abricot et la pointe des Sables, était entièrement végétalisé et impraticable à pied sur une grande partie de sa surface.

Deux capteurs, un seul inventaire
Le 14 novembre 2025, nous avons réalisé deux passes LiDAR croisées, qui ont produit 669 millions de points, et un vol photographique à 60 m pour une orthophoto à 1,5 cm, calée sur cinq points mesurés au GNSS. Le nuage a été classé en sol et végétation, puis segmenté arbre par arbre : chaque individu de plus de 2,5 m a reçu une position, une hauteur, un diamètre de couronne (de 1,5 à 25 m) et un volume de houppier.
Le résultat a été exporté en DWG pour le bureau d’études, avec l’orthophoto et le modèle de terrain. Les autorisations de vol, à proximité de l’aéroport, avaient été obtenues auprès du contrôle aérien et de la préfecture.
Au-delà de l’inventaire
La même chaîne sert à estimer des volumes de biomasse, à suivre une mangrove ou à vérifier les distances entre la végétation et une ligne électrique. Le LiDAR donne la structure ; la photographie, les espèces et l’état sanitaire que l’on peut reconnaître depuis le ciel.





