Jarry-Houëlbourg : 327 hectares de zone humide cartographiés à 2,36 cm par pixel
À Baie-Mahault, la zone humide de Jarry-Houëlbourg borde la principale zone d’activités de la Guadeloupe. Une partie de ces terrains a été transférée au Conservatoire du littoral en 2010, et le Conservatoire conduit depuis 2016 le projet Ja-Riv pour reprendre et restaurer les parcelles occupées par des entreprises. En janvier 2026, il a lancé une consultation pour des orthophotos récentes de la zone humide et de son interface avec les espaces urbanisés : un état de référence, à la bonne échelle, de la lisière entre la mangrove et les entrepôts.

Une emprise validée, des vols à préparer
Notre offre a été retenue le 14 janvier. Le Conservatoire nous a transmis ses zones cibles, à élargir d’une bande de 100 m ; l’emprise finale, validée le 26 janvier, couvre environ 327 hectares. Le site se trouve dans la zone de contrôle de l’aéroport de Pointe-à-Pitre et près de la route nationale 1, une voie express. Nous avons préparé le plan de vol et l’implantation des cibles, puis déposé le 5 février les notifications de vol pour le week-end du 15.
Les acquisitions ont été réalisées par notre partenaire guadeloupéen Antilles Drone : cibles posées le vendredi 13 février 2026, vols les 14 et 15 février avec un Matrice 4E. Sept heures de vol ont été nécessaires. Les 15 445 images ont été prises à 91,7 m de hauteur, soit 2,36 cm par pixel sur 3,27 km².
Une précision mesurée sur le terrain
Le bloc a été calé sur neuf points d’appui et contrôlé sur six points de vérification, tous mesurés au GNSS en RGAF09 / UTM 20N, altitudes IGN 88. L’erreur quadratique moyenne est de 3,47 cm sur les points d’appui et de 3,64 cm sur les points de vérification, dont 2,41 cm en planimétrie et 2,73 cm en altitude. Les points de vérification, qui n’entrent pas dans le calcul, donnent la précision réelle de l’orthophoto.
Des fichiers à la mesure du site
Le traitement a produit un nuage dense de 2,59 milliards de points, un modèle de surface à 4,73 cm (447 points par mètre carré) et une orthophoto de 145 563 par 81 247 pixels. Pour rester exploitable sur un poste ordinaire, l’orthophoto a été livrée en dalles et dans un fichier compressé de 1,5 Go, avec le modèle de surface, une mise en plan au format A0 et le rapport de traitement. L’ensemble a été remis au Conservatoire le 22 février.
Le modèle de surface donne en tout point la hauteur de la végétation et du bâti : la lisière de la mangrove, les remblais et les zones déboisées se lisent en relief autant qu’en image. Refait plus tard sur les mêmes points d’appui, il permettra de mesurer ce qui a changé.


