LiDAR sous la canopée amazonienne : le Matrice 400 et le Zenmuse L3 rejoignent la flotte
En Guyane, l’enjeu du LiDAR est toujours le même : voir le sol sous une forêt de quarante mètres de haut. Au printemps 2026, nous avons remplacé notre système LiDAR par un Zenmuse L3 monté sur un drone Matrice 400, et passé l’été à vérifier ce qu’il valait réellement sur nos terrains, avant de l’engager sur des missions clients.
Valider avant d’utiliser
Un premier jeu de données test a été acquis le 4 juin. Mi-juin, un rapport qualité a comparé trois méthodes de traitement du nuage de points, puis les altitudes obtenues avec celles de nos points de référence sur la route de Petit-Saut et sur le terrain de Matiti, avec un traitement en PPK. Les écarts mesurés, de l’ordre de 10 à 14 cm sur les vérifications les plus sévères, ont été documentés avant la mise en service.
La première mission client documentée avec ce système a eu lieu le 1er septembre 2026, sur un projet de centrale photovoltaïque à Macouria : 9 hectares levés à 100 m de hauteur à 8 m/s, 487 points par mètre carré en moyenne, dont 46 au sol, contrôlés sur seize cibles mesurées en RTK. L’erreur sur les dix points de contrôle indépendants est de 1,95 cm en altitude pour le nuage LiDAR et de 2,4 cm en planimétrie pour l’orthophoto réalisée en parallèle avec une caméra 45 mégapixels.

Ce que change le nouveau système
Un drone plus endurant et un parachute de sécurité pour les opérations en catégorie spécifique, un LiDAR à seize échos qui traverse mieux la végétation, et une caméra intégrée qui colorise le nuage. Pour nos clients, cela veut dire des couloirs plus longs par vol, des modèles de terrain plus fiables sous la forêt et des délais de traitement réduits grâce à la chaîne de traitement du constructeur, que nous combinons avec nos outils photogrammétriques.
Le film tourné pour l’occasion montre le système au travail sous la canopée guyanaise, du décollage au nuage de points classé.






