Scierie de Petit-Saut : 31 passages mensuels, trois time-lapses et un film d’entreprise
Le lac de Petit-Saut s’est formé à partir de 1994 derrière le barrage construit sur le Sinnamary. La forêt noyée est restée debout : ses troncs morts émergent encore de l’eau. Triton, filiale de Voltalia, récolte ce bois et le transforme dans une scierie construite sur la rive, à côté de la centrale biomasse de Voltalia, qui valorise en électricité les essences impropres au sciage. Nous travaillons pour Triton depuis 2018 et nous avons photographié le chantier de sa scierie tous les mois, de mars 2023 à septembre 2025.

2018 : 2 700 photos du lac, prises depuis un bateau
En 2018, Triton préparait son projet et voulait des photos aériennes géoréférencées de six zones du lac, 1 865 ha au total, pour en tirer ses propres orthophotos. Un essai sur une centaine d’hectares, à 15 et à 20 cm par pixel, a été réalisé le 28 avril avec l’accord de la direction du barrage. La campagne a commencé début juillet, avec un lac haut et un temps instable : trois jours ont été perdus à cause de la pluie et un montage sur avion a été essayé sans succès. Les vols ont finalement été menés depuis un bateau, avec un piroguier, jusqu’au début du mois d’août. Le 9 août, nous avons livré 2 700 photos géoréférencées à 15 cm par pixel, soit 27 Go de données.
2020 : à la recherche des catiches de loutres géantes
Fin 2019, une fois les autorisations du projet obtenues, une association naturaliste a proposé de vérifier par drone la présence de catiches de loutres géantes sur les îles proches du dégrad. Le 12 janvier 2020, un premier vol au grand-angle 4K a couvert une partie des berges de la plus petite île, complété par un tour à pied ; le 14, un second vol avec une caméra zoom 30x a repris les berges de plus près. Les vidéos ont été livrées avec leurs sous-titres GPS et un rapport des trajectoires. Aucune catiche n’a été repérée ; le client a jugé l’essai concluant.
2023-2025 : un passage par mois
Le suivi du chantier a été commandé en janvier 2023, avec un état de référence pour l’étude d’impact visuel du projet. En février, huit points de vue, sept au sol et un aérien, ont été photographiés pour être refaits à l’identique les années suivantes, et une orthophoto du site a été produite. Le premier passage mensuel date du 6 mars 2023, le trente et unième du 23 septembre 2025. À chaque passage, les plateformes nord et sud ont été photographiées en JPEG et en RAW, et les images classées par date dans un dossier partagé avec l’exploitant.
Trois caméras de chantier ont complété ces passages. La première a tourné d’avril à juin 2023, la deuxième sur la plateforme sud du 2 avril à août 2024, avec des montages d’une et de deux minutes. La troisième, posée dans la scierie le 1er juillet 2025 pour trois mois, a été prolongée à la demande de l’exploitant jusqu’au 18 novembre ; le montage final, avec son logo et l’affichage des mois, a été livré en décembre 2025.
Des archives réutilisées
Pour l’inauguration du pôle scierie et énergie, le 14 octobre 2025, la vidéo de l’événement a été montée à partir des photos et des time-lapses du chantier, et les neuf albums de la visite virtuelle d’inauguration en sont tirés. En 2026, nous avons tourné les images d’un film d’entreprise au fil de plusieurs interventions, de janvier à août : fin du parcours du bois, sortie de scierie, essences, valorisation. Une version courte de 40 secondes a été livrée en septembre et le film complet le 14 octobre 2026. La visite virtuelle de la scierie et du lac a été refaite en parallèle : 35 panoramiques, cinq vidéos et dix albums dans la version de mai, vidéos 360° dans celle d’août. L’exploitant envisage aussi de s’en servir pour l’accueil sécurité des nouveaux arrivants.
Cubatures des plateformes
Le 21 juillet 2026, nous avons levé les plateformes nord et sud pour le calcul des stocks. L’orthophoto et le modèle 3D ont été partagés en ligne : l’exploitant y a tracé lui-même le contour de chaque stock, dont certains reposent sur des plots de 30 cm, puis nous avons calculé les volumes sur le modèle numérique d’élévation et livré trois mises en plan, zones nord, centre et sud. Un essai d’analyse des arbres immergés du lac, sur une parcelle test de 3 ha, est programmé fin octobre.


