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Retenue de Petit-Saut : 4 049 chicots localisés et mesurés par LiDAR drone en une journée de vol
Pour un exploitant forestier de la retenue, nous avons comparé cinq configurations LiDAR et deux configurations photo sur un bloc test de 46 ha, le 22 octobre 2026. Chaque arbre mort émergé est localisé, sa hauteur hors d’eau mesurée, et un diamètre à la base est obtenu pour 88 % d’entre eux. Le client a reçu les couches SIG, les nuages de points et une page web pour parcourir, voir en 3D et annoter chaque chicot.

Le contexte
La mise en eau du barrage de Petit-Saut, à partir de 1994, a noyé une forêt qui n’avait pas été déboisée. Trente ans plus tard, les troncs morts tiennent encore debout et leur partie émergée constitue à la fois une ressource en bois et un obstacle à la navigation. Un exploitant forestier de la retenue nous a demandé de tester, sur un bloc représentatif, ce que des capteurs embarqués sur drone peuvent fournir : une carte de chaque arbre émergé, sa hauteur au-dessus de l’eau, si possible son diamètre, et une comparaison des méthodes en qualité et en rendement. Le terrain impose ses contraintes : aucun point de calage ne peut être posé sur l’eau, le drone doit rester en vue directe du télépilote, et le niveau de la retenue varie, avec lui le nombre d’arbres visibles. Le bloc test de 46 ha a été choisi dans un secteur dense qui sera exploité prochainement, pour que les mesures puissent être vérifiées sur les troncs récoltés.
Ce que nous avons fait
Le 22 octobre 2026, un DJI Matrice 400 a enchaîné cinq vols LiDAR avec un Zenmuse L3 et deux vols photo avec un Zenmuse P1, depuis un îlot situé au milieu des chicots, à 450 m du bloc. Les vols LiDAR ont été faits à 60, 90 et 120 m de hauteur, à 350 ou 1 000 kHz, avec des lignes espacées de 51 à 150 m : des réglages qui vont de l’inventaire fin, à 100 ha par heure de vol, à la reconnaissance rapide, à 280 ha par heure. Sans point de calage possible, le positionnement repose sur une station GNSS de référence Trimble R2 installée à terre et sur un calcul de trajectoire a posteriori (PPK) ; le niveau de l’eau, 31,10 m NGG77 ce jour-là, est lu directement dans les nuages de points. Notre chaîne de traitement regroupe les retours laser situés au-dessus de l’eau en objets et confirme un chicot lorsqu’au moins deux vols le détectent au même endroit : 4 049 chicots confirmés, dont 3 952 dans le bloc, soit 85 par hectare en moyenne et jusqu’à 300 localement. La hauteur hors d’eau est mesurée pour chacun (médiane 1,9 m, 145 chicots au-dessus de 10 m, le plus haut à 24,8 m) et un diamètre à la base est obtenu pour 88 % d’entre eux en ajustant un cercle sur les points du tronc juste au-dessus de la ligne d’eau. Sur les 15,8 ha couverts par les cinq vols, les deux vols à 60 m détectent 95 à 96 % des chicots de référence, le vol à 90 m 92 %, les vols à 120 m 84 à 91 % ; la différence se concentre sur les souches de moins d’un mètre. Les deux vols photo, à 60 et 120 m, n’ont donné aucun modèle 3D exploitable, ni dans DJI Terra ni dans Agisoft Metashape : la surface de l’eau bouge entre deux clichés et renvoie le soleil, elle n’offre aucun point de liaison. Les photographies, à 2 cm par pixel, restent un constat visuel utile. Pour l’ensemble de la retenue, nous recommandons un inventaire à 90 m et 1 000 kHz, soit environ 220 ha par heure de vol et de l’ordre de 500 ha par journée sur le lac, puis des vols à 60 m sur les blocs à récolter.
Dans le journal des missions
Inventaire LiDAR des chicots de la retenue de Petit-Saut : 4 049 arbres morts émergés localisés et mesurés sur un bloc test de 46 ha
Le 22 octobre 2026, cinq vols LiDAR et deux vols photo depuis un îlot, pour un exploitant forestier de la retenue : hauteur hors d’eau de chaque chicot, diamètre à la base pour 88 % d’entre eux ; couches SIG, nuages de points et page web d’inventaire livrés.
- 4 049 chicots
- 46 ha en une journée
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