Ligne 63 kV Bouillante – Sainte-Rose : trois pylônes en pleine forêt, photographiés pièce par pièce
Les pylônes 36, 37 et 38 de la ligne 63 kV Bouillante – Sainte-Rose se trouvent dans le parc national de la Guadeloupe, le long de la trace des Contrebandiers : il faut une heure et demie à deux heures de marche pour les atteindre. En avril 2026, Omexom THT Antilles-Guyane nous a demandé une visite détaillée de ces trois supports par drone.
Un cahier des charges pièce par pièce
Pour chaque pylône, le cahier des charges demandait les quatre faces de la tête au pied, chaque accrochage de câble, les chaînes d’isolateurs avec les pièces métalliques qui relient les isolateurs, les manchons d’ancrage et l’ancrage du câble de garde, les pinces de suspension des conducteurs et du câble de garde, l’environnement, l’accès et les portées de part et d’autre du support. Chaque défaut devait être repéré sur une silhouette du pylône, et le rapport devait permettre de s’orienter selon le sens de la ligne.
Les acquisitions ont été confiées à notre partenaire Antilles Drone. Son mode opératoire, transmis avant la mission, déroulait le même ordre pour chaque pylône : repérage de la zone de décollage et des obstacles, accès et environnement, vue verticale puis tour des quatre faces et des quatre angles, montée par paliers face par face, puis accrochages, isolateurs, suspensions et ancrages, et vérification des photos à l’atterrissage. Le site est en zone non peuplée, dans la zone de contrôle de l’aéroport : les vols restent sous 50 m de hauteur. Un agent d’Omexom a accompagné l’équipe, ce sentier de montagne ne se parcourant pas seul.

Deux journées sur le terrain
Le 2 juin, le pylône 37, au sommet du morne, a été couvert en entier : vues générales, environnement, structure et équipements. Les pylônes 36 et 38, à 700 m en contrebas sur les versants ouest et est, n’ont pu être photographiés qu’à distance, au plus près que permettait la liaison radio. La contrainte n’a pas été l’heure d’arrivée mais l’accès : progression lente d’un pylône à l’autre et positions de décollage difficiles à trouver sous la forêt.
Une seconde journée a été organisée le 15 juillet, sans modification du devis, pour compléter le pylône 36 : 178 photos, des vues générales à l’accès, à l’ancrage du câble de garde et aux portées vers les pylônes 35 et 37, puis la structure sur les quatre faces, en descendant puis en remontant au zoom, et enfin les trois bras avec leurs ancrages et leurs isolateurs.
Le livrable
Les photos ont été livrées en deux temps, le 3 juin puis le 16 juillet, classées par pylône. Chaque image conserve la position, la hauteur et le cap du drone, ce qui permet de retrouver sur le terrain la pièce photographiée.
Le même jour, en Guyane
Le 2 juin, pendant que l’équipe guadeloupéenne montait vers le pylône 37, nos télépilotes faisaient pour le même client une levée de doute sur une ligne 90 kV à Macouria, avant d’inspecter le lendemain cinq supports en bois à Matiti : 511 photos et 106 anomalies classées.








